
On se souvient encore de la sortie médiatique récente de l’acteur Michael Douglas qui avait stupéfait plus d’un avec une incroyable annonce. En effet, dans le quotidien anglais The Guardian, la star d’Hollywood a fait savoir que le cancer de la gorge qu’il a chopé en 2010, était dû à son habitude à pratiquer le cunnilingus. Ainsi, il aurait été contaminé par le HPV à partir de cette sexualité orale.
Beaucoup de personnes, dont les spécialistes du cancer, ont eu du mal à croire cette affirmation, étant donné qu’il paraît impossible qu’un virus soit à la base d’un cancer. Le doute était surtout très grand quand on reconnaît le tabac et l’alcool comme les causes premières des cancers de la gorge. Toutefois, l’acteur pourrait avoir raison car depuis quelques années, l’HPV a été évoqué comme un sérieux facteur de risque des cancers de la gorge et de la bouche. Des écrits de scientifiques ont même mis en avant la présence de ce virus dans les cellules cancéreuses localisées à ces endroits du corps.
A ce sujet, on peut se référer à l’article cosigné par le Pr Stina Syrjänen de l’Université de Turku en Finlande, publié en 2012 dans BioMed Central Cancer. La scientifique, qui avait déjà alerté en 1982 sur l’implication de l’HPV dans la survenue des cancers de l’oropharynx, a remis cela avec l’aide d’autres collègues. Cet article informe de la survenue de 15 000 nouveaux cas de cancers chaque année en Europe du fait des HPV 16 et 18. On y apprend qu’environ 300 000 cas de condylomes étaient également découverts annuellement sur le continent.
En Afrique subsaharienne, une pratique courante des tradipraticiens (spécialistes de la pharmacopée traditionnelle africaine parfois mêlée à des procédés incantatoires) est d'amener les "grands malades" à avouer leurs habitudes déviantes. C'est ainsi qu'ils apprennent régulièrement que divers cas de cancers de la gorge (et du col de l'utérus pour ne citer que ceux-là) sont dus à la pratique du sexe oral, un comportement déviant et donc honteux dans cette localité du monde encore attachée à ses bonnes mœurs, le sexe étant fait pour le sexe et non pour la bouche.



































