L’auto-entrepreneur, le métier de demain

Publié le lundi 16 mars 2009 à 10:21

Epineux, difficile et pourtant d’une importance capitale, le choix d'une profession libérale relève d'un véritable parcours du combattant, tant les possibilités sont diverses et souvent divergentes de nos principaux atouts et talents tout en constituant un passage vers la vie adulte. C’est la raison pour laquelle nous nous préparons à choisir le métier que nous exercerons dans le futur dès notre plus jeune âge, à travers nos formations qu’elles soient académiques ou pratiques. Certes, l’accès à certaines professions nécessite la possession de diplômes ou de qualifications particulières, obtenus à la suite de longues études sur les bancs de telle ou telle université, ou d’une longue et laborieuse pratique sur le terrain. Toutefois, en reprenant cette célèbre phrase de Cicéron « la grandeur n’attend pas l’âge » et en l’appliquant au monde professionnel d'aujourd'hui, nous pouvons dire qu’exercer une activité professionnelle n’attend pas l’âge.

En effet, certains élèves par exemple, lors de leurs vacances, exercent de petits boulots d'été ou tout autre travail, afin de s'assurer un revenu certes modeste mais utile, qui leur permettent ainsi de joindre l'utile à l'agréable.

Même si les petits boulots d'été existent toujours aujourd'hui, l'auto-entreprenariat a depuis quelque temps pris une place privilégiée dans le milieu professionnel. A mi-chemin entre les petits boulots et la véritable entreprise, l'auto-entreprenariat compte chaque jour de nouveaux adeptes qui en font soit leur activité principale soit leur activité secondaire.

L'auto-entrepreneur

Etre son propre maître, travailler à son rythme propre et recueillir les lauriers de ses exploits, voilà autant de désirs auxquels tout homme aspire. La morne habitude du travail quotidien et l'instauration d'une routine de travail souvent démoralisante constitue l'un des moteurs qui poussent l'individu à créer sa propre entreprise. Le goût de l'aventure n'est également pas étranger à ce désir d'évasion, d'explorer de nouveaux horizons. Pourtant, se jeter à l'eau et construire sa propre entreprise n'est pas chose facile : le candidat à la création d'entreprise se trouve souvent perdu dans le labyrinthe des démarches administratives et des diverses paperasses et c'est pour y remédier que le statut de l'auto-entrepreneur a été institué depuis le 1er janvier 2009.

Toute personne qui le souhaite peut exercer une autre activité professionnelle à part son activité principale. Ainsi, le statut d'auto-entrepreneur est ouvert à tout public, qu'il soit simple étudiant, fonctionnaire ou déjà retraité. Aucune limite d'âge n'est instituée, ni une qualification professionnelle particulière demandée, pour se voir attribuer le statut.

Toutefois, certaines conditions doivent être respectées et la première requiert que la personne exerce une activité professionnelle quelconque. Ainsi, l'auto-entreperneur est bel et bien un chef d'entreprise, à la différence près qu'il dispose de certains avantages par rapport à ce dernier. D'autres conditions financières sont également instituées, limitant le statut de l'auto-entrepreneur.

Vie et mort d'une auto-entreprise

Disposant de tous les avantages d'une entreprise normale, mais amputée de ses principaux défauts, l'auto-entreprise est une alternative intéressante pour ceux qui veulent débuter une nouvelle activité professionnelle.

La création d'une auto-entreprise a été largement facilitée et c'est là l'un des points forts de ce genre d'activité. En effet, une simple déclaration au centre de formalités des entreprises suffit et peut se faire par internet. De plus, l'auto-entreprenariat ne nécessite aucune immatriculation au registre du commerce et des sociétés, ou au répertoire des métiers. Ainsi, la création d'une auto-entreprise est quasi-instantanée, le temps d'un simple clic. Tout comme la création, la cessation d'activité relève également d'une procédure simple et rapide, l'activité pouvant être interrompue à tout moment, sans aucune formalité administrative ni juridique. Une auto-entreprise s'avère ainsi idéale pour ceux qui veulent tester leurs produits ou leurs idées, avant de se lancer définitivement sur le marché.

Au niveau de la fiscalité, l'auto-entreprise est soumise à un régime spécial très avantageux. En effet, l'auto-entreprise repose sur le principe du « pas de chiffre d'affaires = pas de taxes ». Ainsi, l'auto-entrepeneur s'acquitte forfaitairement de ses charges en fonction du chiffre d'affaires qu'il réalise. Toutefois, la loi fixe un forfait de 13% pour une activité commerciale, 23% pour une activité de services relevant des BIC, et 20.5% pour une activité libérale. S'ajoute à ces avantages fiscaux, la non soumission de l'auto-entrepreneur à la TVA, ainsi que l'exonération de la taxe fiscale pour trois ans, en attendant sa suppression définitive en 2010.

Les limites

L'auto-entreprenariat semble être la solution de rêve pour tous ceux qui veulent créer leur entreprise rapidement et facilement en en tirant le maximum de bénéfices. Et c'est là que le bât blesse, car en contrepartie des énormes avantages notamment fiscaux que procure le statut d'auto-entrepreneur, certaines conditions limitatives sont instituées en ce qui concerne le chiffre d'affaires et le revenu fiscal.

En effet, on ne peut prétendre au statut d'auto-entrepreneur sans un chiffre d'affaires inférieur à 80 000 euros dans le domaine du commerce, et inférieur à 32 000 euros pour les services. D'un autre côté, le revenu fiscal ne doit pas dépasser un certain plafond, sous peine de perdre tous les avantages fiscaux annoncés précédemment. Ainsi, le revenu fiscal doit figurer dans une fourchette comprise entre 25 195 euros et 75 585 euros, le calcul se faisant au moyen de la part du quotient familial.

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Réactions des visiteurs

Réaction de claude-duval@live.fr :

je suis auto-entrepreneur, je fabrique des icones par collage sur bois, et je désirerai vendre sur les marchés, quels sont les papiers à fournir ?

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